Cultiver sans Pesticides avec des bons rendements c'est Possible !! L'Inra de Dijon l'a démontré ...

Publié le par tair marc

Cette question tourne en boucle, est il possible de cultiver en gardant les mêmes rendements? Certains disent non et d'autres recherchent comment y arriver.

 

C'est chose faite, l'Inra de Dijon après 10 ans d'expérimentations y est arrivée en revenant à des procédés ancestraux, nos anciens ont encore des choses à nous apprendre.

 

En effet, à Epoisses (21) l'Inra a cultivé avec différents protocoles de protection intégrés sur 5 parcelles durant une décennie : sans labour, sans désherbage mécanique, ...

 

Les mauvaises herbes rencontrées n'étaient pas en nombres suffisant pour altérer le rendement tout en les utilisant pour renforcer les plantations.

 

Ce travail raisonné du sol, la diversification de l'ensemencement des parcelles au cours du cycle annuel.

 

Nicolas Munier-Jolain de l'Inra, explique qu'il est techniquement possible de cultiver à grande échelle des céréales sans herbicides ou du moins en réduisant drastiquement leurs usages avec un faible diminution à l'hectare. 

 

En Bourgogne, la rotation simplifiée donne souvent : blé, orge et colza. 

 

Que nous apporte aussi cette évolution radicale : moins de pollution des eaux et une variété des cultures. 

 

Cette protection intégrée avec 4 stratégies ont été testées avec différents niveaux d'herbicides : -50%, -70%, -100%. Ceci en parallèle avec une diminution des engrais, insecticides et fongicides.

 

En Objectif : varier les compétitions entre plantent cultivées et mauvaises herbes. Retarder les dates de semis (étouffer les mauvaises herbes par un semis 2 fois plus denses que d'habitude. Introduire des cultures de légumineuses dont la Luzerne.

 

Un réorganisation des filières et des marchés devront être repensés ... La dépendance des pesticides peut être réduite mais il n'y a pas de miracle, il faudra changer les habitudes, la formation...  

 

Je pense que d'autres études complémentaires devront être faites, que des protocoles soient crées, changer les formations en lycées agricoles et qu'une formation soit offerte aux agriculteurs, avec une incitation au changement. 

 

L'agriculture raisonnée plutôt qu'une culture biologique est moins contraignante et plus facilement réalisable. Entre une baisse de -50% à -100% il y a une marge libre que chaque agriculteur pourra atteindre selon un choix personnel qui lui semblera atteignable. Le raisonné par petite étape, avec pour but le -100% à moyen ou long terme.

 

Mais il faudra accepter les autres contraintes : multicultures, dates des semis, ...

 

TAIR Marc

 

Publié dans ecologie

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